éditorial de la semaine

17 et 18 juin 2017

L’Eucharistie, sommet de la vie chrétienne

Qu’allons-nous manger aujourd’hui ? Chaque jour, cette question bien banale se pose à nous. Elle constitue même la préoccupation majeure d’une bonne partie de l’humanité. Notre corps réclame des forces. Dieu le sait bien, lui qui a nourri son peuple au désert par la manne tombée du ciel et qui a fait jaillir l’eau du rocher.

Mais l’homme ne vit pas seulement de pain terrestre. Une fois le corps repu, l’enfant de la terre, fils d’Adam, est apte à s’ouvrir sur sa dimension verticale, à répondre à l’appel de l’Esprit. Pour cela, ses seules forces ne suffisent pas. Il est comme englué dans la glaise de sa naissance (Gen. 2). Il a besoin d’une autre sorte de nourriture.

C’est alors que le miracle s’accomplit. Le pain qui nous élève et nous transforme nous est donné. A chaque Eucharistie, Jésus se livre. Il vient à nous pour nous transformer et vivre en nous, réellement. Nous mangeons le corps du Christ pour ne faire qu’un avec lui.  Cette communion physique, spirituelle et mystérieuse ne sera totalement accomplie que lorsque nous ressusciterons corps et âme. Néanmoins, nous en goûtons les prémisses.

Communier nous est indispensable pour tenir bon tout au long de notre pèlerinage sur cette Terre. Faire l’expérience de la communion régulière, c’est rentrer dans un processus d’intimité avec le Christ. Il est alors frappant de constater à quel point nous ressentirons la faim de l’Eucharistie, la faim de l’amour de Dieu, de manière quasi-physique. En effet, nous sommes en exil sur cette Terre et tout notre être gémit vers son Créateur, lui tendant les bras. L’Eucharistie est la réponse effective à nos appels, aujourd’hui. Ne repoussons pas la nourriture du Ciel.

Jean-David Fermanian, diacre