Editorial

22 novembre 2020

Edito                    Contre le virus de l’indifférence, les œuvres de miséricorde

En ce dimanche du Christ-Roi de l’univers, l’évangile choisi est celui où Jésus nous révèle les œuvres de miséricorde corporelles (Mt 25, 36-44). Situées juste avant le récit de la Passion et de la Résurrection de Jésus, elles sont donc le porche d’entrée dans une contemplation du Christ, qui veut sauver tous les hommes et rejoint particulièrement les plus démunis.

La grande créativité, déployée en cette période de pandémie, a permis d’adapter les modalités d’exercice de ces œuvres de miséricorde, parfois au gré d’obstacles concrets, mais aussi de vivre, de façon renouvelée, les œuvres traditionnelles de miséricorde spirituelle, que sont le fait d’instruire, de conseiller, de consoler, de conforter, de pardonner et de supporter avec patience (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2447).

En ayant à cœur d’essayer pour aujourd’hui d’exercer des œuvres de miséricorde, nous pouvons ainsi étendre le règne du Christ, dans notre cœur et dans notre monde. Comme le rappelait le pape François à l’audience générale du 12 octobre 2016, les œuvres de miséricorde sont un antidote contre le virus de l’indifférence.

Davantage, les œuvres de miséricorde nous ouvrent le chemin de la paix véritable, de la paix donnée par Jésus, lui qui refusa d’être un messie politique. Sur cette route de la paix, la sauvegarde de la création est si importante qu’en 2016 le pape François l’a ajoutée comme œuvre de miséricorde. Il s’agit d’une conversion personnelle, chacun peut décider de sauvegarder la création, et communautaire. A grande échelle, cette œuvre pourrait être une voie européenne d’élaboration de la paix, car il semble que l’Europe puisse jouer un rôle particulier dans la transition énergétique, notamment vers un monde bas-carbone.

Père Alexis Ossola